Conférence des migrations d'Unia: pour une Europe socialement juste

La pandémie rend visible la vulnérabilité juridique, économique et sociale de nombreux migrant-e-s. Lors de la conférence des migrations d’Unia, les délégué-e-s ont demandé aux milieux politiques de protéger les personnes vulnérabilisées socialement plutôt que de les stigmatiser. Elles et ils rejettent les durcissements prévus de la loi sur les étrangers et l'intégration, et soutiennent la pétition «La pauvreté n'est pas un crime!». La conférence a aussi réitéré l’appel à de bonnes relations avec l’Union européenne avec une protection forte des salaires.

La pandémie montre à quel point le travail des migrant-e-s est essentiel pour nos services de base. Pourtant, elles et ils n’obtiennent en retour aucune reconnaissance. Que ce soit dans les soins, la vente ou la logistique, leurs salaires étaient déjà faibles en temps normal et ils vivent souvent dans la précarité. Leur droit de séjour est attaqué en permanence.

Combattre la misère plutôt que les miséreux

Lorsqu’une personne non titulaire du passeport suisse se retrouve dans une situation financière difficile, les conséquences peuvent être dramatiques. Dans un cas extrême, elle peut même perdre son permis de séjour. Dans une résolution, la conférence des migrations d’Unia demande de mettre fin à cette pratique discriminatoire et apporte son soutien unanime à la pétition «La pauvreté n'est pas un crime!».

Les migrant-e-s doivent pouvoir accéder aux assurances sociales sans avoir peur des sanctions et sans stigmatisation. Personne ne doit craindre de perdre ses droits en recevant l’aide sociale.

Protection salariale: les mêmes droits pour tous les salarié-e-s

Les délégué-e-s refusent les durcissements prévus de la loi sur les étrangers et l'intégration, et réitèrent l’appel à de bonnes relations avec l’UE. Dans l'optique d'un accord-cadre, la protection des salaires et des conditions de travail doit avoir la priorité. Nous avons besoin de droits forts pour toutes et tou-te-s les salarié-e-s!